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Le Réseau des Diététiciens de la Cœliaquie professionnalise le partage de connaissances

« Vous n’avez plus à le faire seul »

Les diététiciens qui accompagnent les personnes atteintes de la maladie cœliaque opèrent dans un domaine spécialisé, où l’actualisation des connaissances et la coordination entre pairs sont cruciales. Le Réseau des Diététiciens de la Cœliaquie (CDN), en collaboration avec l’Association Néerlandaise de la Cœliaquie (NCV), a donc cherché un meilleur moyen de mutualiser les expertises. Ils l’ont trouvé dans Doctolib.

De Facebook à un environnement professionnel

« Notre réseau compte environ 120 diététiciens dans tout le pays, tous spécialisés dans le régime sans gluten », explique la NCV. « Nous nous rencontrons quelques fois par an, mais dans la pratique, on ressent beaucoup plus souvent le besoin de se concerter rapidement. »

Pendant longtemps, ce besoin a été comblé par un groupe Facebook privé. « Ce n’était pas l’idéal », précise la NCV. « Tout le monde n’est pas sur Facebook, ce n’est pas un environnement professionnel et, surtout : ce n’est pas un endroit sécurisé pour discuter de cas cliniques ou de questions de fond. »

Le passage à un réseau au sein de Doctolib devait changer la donne. « Nous cherchions un endroit qui soit à la fois sûr, structuré et professionnel. Et où l’on peut réellement voir qui fait partie du réseau. »

Des conseils pratiques aux cas cliniques complexes

Depuis le lancement du réseau sur Doctolib, l’utilisation est déjà enthousiaste. « Ce que nous voyons le plus, ce sont des collègues qui se posent des questions entre eux », note la NCV. « Cela peut être très pratique — par exemple sur des produits sans gluten — mais aussi porter sur des cas complexes pour lesquels on a besoin d’un avis extérieur. »

Selon la NCV, la force réside principalement dans la diversité des réponses. « On obtient souvent plusieurs points de vue. Parfois, il est simplement agréable que des collègues confirment que l’on est sur la bonne voie. Parfois, on obtient une nouvelle perspective à laquelle on n’avait pas pensé soi-même. »

L’orientation des patients joue également un rôle. « S’il s’avère qu’un client est mieux aidé par quelqu’un ayant une expertise encore plus spécifique, le réseau permet de trouver rapidement le bon collègue. »

Logo NCV
« Ce que nous voyons le plus, ce sont des collègues qui se posent des questions entre eux. Cela peut être très pratique — par exemple sur des produits sans gluten — mais aussi porter sur des cas complexes pour lesquels on a besoin d’un avis extérieur. »
Nederlandse Coeliakie Vereniging

L’atmosphère est engagée et constructive

Ce qui frappe, c’est la manière dont les diététiciens interagissent entre eux au sein du réseau. « L’ambiance est vraiment bonne », déclare la NCV. « Les gens réfléchissent sincèrement ensemble. Aucune question n’est jugée déplacée, et les réponses sont solides sur le fond et respectueuses. »

Selon eux, cette culture est en partie favorisée par la plateforme elle-même. « L’image et le professionnalisme de l’environnement aident. Et le fait qu’il s’agisse d’un groupe délimité et identifiable permet aux gens de se sentir en sécurité pour poser leurs questions. »

De meilleurs soins, au-delà de la pratique individuelle

La valeur ajoutée ne se limite pas aux seuls professionnels. « En fin de compte, c’est le client qui en bénéficie », souligne la NCV. « En tant que diététicien, vous pouvez indirectement profiter des connaissances et de l’expérience de plus de cent collègues. Vous n’êtes plus seul. »

Selon l’organisation, cela contribue à des soins de meilleure qualité et plus cohérents pour les personnes atteintes de la maladie cœliaque. « Vous n’avez pas besoin d’attendre la prochaine journée réseau pour échanger. Vous pouvez réagir rapidement, ce qui profite directement à la qualité de l’accompagnement. »

Regarder vers l’avenir : plus de participation, plus d’interaction

Le réseau est encore relativement jeune. « Ce que nous espérons surtout, c’est que les 120 membres finissent par nous rejoindre activement », conclut la NCV. « Et que l’interaction se développe encore davantage. La base est là, et elle est solide. »

Mais une chose est déjà claire : « Ce que nous voyons ici, c’est que les professionnels s’entraident réellement pour progresser. Et c’était exactement l’objectif recherché. »